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SAMAÏN – Guérir notre connexion ancestrale - de Julie CABOT NADAL





UN LIEN OUBLIE

Le mois de novembre dans l'hémisphère Nord, c'est la période de l'année au cours de laquelle les voiles entre le monde ancestral et le présent sont minces. Cela a été compris pendant des générations chez les peuples natifs, grâce à leurs pratiques chamaniques, et en particulier chez les Celtes, comme un temps consacré à la connexion, à la guérison et aux conseils depuis le plan ancestral.

Les clans celtes se retrouvaient et célébraient ce moment.

Samaïn, c'est le nom retrouvé par les celtologues, employé par les Celtes, pour ce temps de célébration et d'union.

L'importance de cultiver la santé de ce lien avec le passé ancestral est presque perdue dans le monde moderne, privilégiant davantage le moment du «maintenant» ; un maintenant souvent agité et obstrué, avec peu d'attention accordée à la relation avec ce qui a précédé et ce qui suivra. Cette vision du monde restreinte affecte notre capacité à faire face au chagrin logé dans le passé qui agit encore dans notre présent aujourd'hui.

Cette perte d'une connexion saine a un impact sur le présent, dont les conséquences ne sont pas comprises en terme de “gravité” vis-à-vis de la santé de la vie, de nos vies. Si nous ne guérissons pas les blessures et les liens avec le passé, nous avons le potentiel de répéter les schémas de chagrin anciens dans nos propres vies.

Si nous ne reconnaissons pas nos racines, nous perdons notre équilibre.

Si nous ne nous connectons pas à nos ancêtres, qui le fera ?





Les actions de nos ancêtres dans leur vie ont eu un impact à leur époque, pour eux-mêmes, mais les répercussions et les effets de ceux-ci se font sentir aujourd'hui dans nos vies. Cela ne leur est pas spécifique. Nos actions, pensées, chaque jour, ont également un impact sur l'avenir et sur la vie de nos petits-enfants. Il n'y a pas de place pour le blâme ou le jugement dans le processus de guérison ancestral. La guérison nous place dans une perspective plus large de la vie et des nombreux jeux d’influence qui la régissent.

Si nous le choisissons, nous sommes ceux qui pouvons reconnecter, guérir et aligner sainement ces liens avec nos ancêtres. Nous pouvons prendre la responsabilité de re tendre ces cordes vers eux. C'est une relation qui, comme toutes les relations de soin, relie, guérie et à maintient dans un alignement sain.

La guérison de ces cordes de connexion en passe également par le fait d’honorer nos ancêtres du patrimoine spirituel qu’ils nous ont légué. Celui de nos lointains ancêtres celtes est particulièrement riche, tant pas ses connaissances que par ses nombreuses pratiques de guérison, en alliance avec les médecines de nos Esprits alliés et des Esprits de la nature.


Pour communiquer à nouveau avec nos ancêtres, il existe des pratiques annuelles, souvent appelées cérémonies ou rituels, comme celles réalisées lors de Samaïn.

L’une sera proposée dans notre prochain Mooc « Dans le temps du tambour celte ».

Elle sera directement informée par l’Esprit de la Tradition du chamanisme celtique pour notre monde actuel.

L’AUTEL

Il existe également de simples rituels quotidiens que nous pouvons faire dores et déjà, et qui favorisent le développement d'une corde saine, et par là, font grandir notre paix intérieure.


Créer un autel chez soi, peut-être en famille, avec nos enfants, nos proches ? peut être une merveilleuse occasion de réunir notre clan actuel ! Sur celui-ci nous placerons des objets qui nous rappellent à eux, qu’il s’agisse de nos ancêtres « proches » ou bien plus lointain.


Le temps et l'espace de l’autel, (et le clan réuni si c'est le cas) opère comme un amplificateur de nos prières.

Là, prier... dans la spontanéité de ce qui nous vient, depuis la sincérité de notre cœur... et cela se fait.

Nous pouvons offrir notre gratitude pour ce que notre linéage nous a légué.

Nous reconnaissons les forces et les défis que nos aïeuls nous ont transmis, et qui servent notre évolution personnelle.


La préparation de ce temps et de cet espace de recueillement se fait en toute simplicité. Nous pouvons composer et y déposer des offrandes (réalisée en respectant la Nature*).

Par elles, nous leur transmettons notre amour, notre pardon,

pour les chagrins qu’ils ont traversés, que nous avons à cœur de guérir,

pour les ressources qu'ils ont développées et léguées.

Ce temps consacré habite l'esprit celte.

Il est particulièrement puissant.



Dans le monde chamanique, il n’y a pas de frontière.

Guérir le passé peut guérir le présent et le futur en même temps.


Julie Cabot Nadal

* Les informations pratiques pour prélever en Nature de façon éthique et faire une offrande sont indiquées dans le livre : L’empreinte sacrée celte, Transmission de l’Esprit de la Tradition du chamanisme de nos ancêtres, Vega, 2022.

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